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EXPO CAFTAN 2006
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Caftans d' Albert Oiknine : éclat et transparence

Albert Oiknine évolue avec confiance dans son coquet atelier, Bd de Bordeaux à Casablanca, et pour cause, cet atelier, il y a grandi, auprès de sa mère, couturière chevronnée. Les étoffes, les aiguilles, les dés à coudre et les patrons, il est tombé dedans en culottes courtes. Une passion qu'il a gardé au fond des yeux, dans le geste d'une main, dans la façon qu'il a de caresser une soierie. "Cette année, j'ai créé une collection, avec de nouvelles lignes, un nouveau cachet marocain. Je m'adresse à la femme jeune, active, à la recherche d'un caftan, proche de la robe de soirée. Une robe d'apparat mi-occidentale mi-orientale... Mon but est de répondre aux aspirations de ces femmes qui des fois ont du mal à évoluer dans un caftan classique, long et peut-être encombrant...La femme marocaine actuelle vit avec son temps, fait du sport, essaie de respecter sa ligne. Il est normal que ses goûts évoluent et que ses tendances vestimentaires émigrent un peu...

Les caftans d'Albert Oiknine sont de véritables œuvres d'art. Des lignes fluides, près du cops, incrustées de pierres, voilées de strass. Les tailles marquées par des corsets brodés, constellés d'or et de paillettes. Ses tissus sont transparents, brocardés. Des soieries composées et rehaussées de dentelles. Des jupons scintillants. Un univers de mille et une nuits, de sirènes et de princesses. Du talent, indéniablement, mais un talent cultivé, inspiré de ses innombrables recherches dans les dédales de l'histoire. Alliance du caftan makhzani et de la robe Haute Couture. Son prix : il oscille autour de trente mille dirhams. Une coquette somme à prime abord, mais justifiée par le concentré de travail, de talent et de savoir-faire. Une maturité que le jeune Albert Oiknine a accumulée au fil des années, des coups de ciseaux et des points de croix. Son diplôme du Collège Lasalle en poche, sa décision est prise, il ne suivra pas ses amis, qui à Paris ou à Montréal, ont choisi de suivre le chemin de l'immigration. Il restera à Casablanca, s'y fera une place, un nom. Un nom qui commence à résonner dans les salons en France, aux Etats Unis et ailleurs...Il est actuellement en pourparlers avec la maison Dior et projette d'exporter en Floride, quelques unes de ses créations. Des créations jugées ethniques sous le ciel de Miami, et qu'il s'efforcera de calquer aux attentes de la clientèle. Cette année, il bénéficie du soutien de deux sponsors, la maison française Jansens et Jansens et la marocaine Coco Sari. Caftan 2002, Albert Oiknine y croit. Il croit au message fort d'espoir que cet événement revêt. L'espoir d'une vie meilleure pour des milliers de petites filles. (Les bénéfices collectés lors de cette manifestation serviront la cause de la scolarisation des petites filles en milieu rural). Un espoir qu'il souhaiterait voir se multiplier dans d'autres régions du Maroc, et même à l'étranger.

LA MODE MAROCAINE INSPIRE

La mode marocaine inspire

Les couleurs du Royaume inspirent les créateurs. De Saint Laurent à Pierre Bergé, en passant par Kenzo, les soieries et les caftans brodés fascinent. L'atmosphère des souks, le parfum des bougainvillées et la lumière des déserts se profilent dans les nouvelles tendances.

La mode occidentale se nourrit actuellement de zelliges de Fès, de babouches perlées et de caftans revisités. Un désir d'évasion envahit la Haute Couture Occidentale qui se pare de gaze légère, de besaces de boutiquiers de souks. Parmi, les accessoires les plus prisés, on retrouve le sac de Tanger, une banane en cuir chocolat imaginée par Yves Saint Laurent. Dans le magazine "Spruce", périodique londonien consacré à la mode, les accros à la fashion se sont vus proposer des patrons pour confectionner un caftan minimaliste. Un modèle à réaliser soi même. "Il y a comme une forme de liberté dans le vêtement marocain, une nonchalance dans le mouvement du tissu et une élégance dans la simplicité" explique Giambattista Valli, responsable du prêt à porter Emmanuel Ungaro depuis 2001. Les tons ocres du désert et les nuances bleues de jardins anglais teintent la collection hiver été 2002-2003. Sensualité des djellabas en mousseline voilées, des gilets en cachemire feutré. Ethnicité des sacs berbères en cuir ouvragé. Le Maroc nourrit l'imaginaire et l'élégance occidentale.

La prochaine campagne publicitaire de la griffe Yves Saint Laurent aura pour décor une casbah abandonnée aux portes de Marrakech. Valérie Barkowski, styliste d'une ligne de linge de maison et d'intérieur, "Mia Zia", explique son coup de cœur pour le Royaume des sens J'ai découvert le Maroc en 1991, et j'ai tout de suite été séduite par la beauté du pays, les gens, l'architecture et les traditions. Toutes les couleurs sont vivantes et intenses : le ciel, les djellabas sur les peaux burinées, les sables, les paysages...". Elle réalise ses collections à Marrakech avec des artisans du cru pour confectionner babouches et djellabas en éponges décorées des nœuds traditionnels de caftan. La plupart offrent une surenchère de perles, de paillettes et de tissus clinquants. Les autres préfèrent s'en tenir aux brassages d'influences. Lahoucine Aït El Mahdi, et ses caftans en denim ornés des bijoux berbères, en sont un exemple coloré. Pionnier de la nouvelle vague de jeunes stylistes en vogue, Il forme avec Noureddine Amir l'espoir du stylisme marocain moderne. Ces deux créateurs ont d'ailleurs été ovationnés à la dernière édition de caftan 2002. Créateurs qui servent de passerelle à l'ethnicité bariolée tant prisée par l'Occident.

Caftan 2004 : Marrakech en fête
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Comme tous les ans, le caftan marocain nous donne rendez-vous pour célébrer les nouvelles tendances et les créations des différents couturiers et des jeunes talents qui profitent de ce moment illustre pour émerger dans un monde de tissus et de soie sous le regard des spectateurs...

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CAFTAN 2006 : The Défilé Haute Couture le 06 Mai 2006 !
« Femmes du Maroc », promoteur de l’événement Caftan 2006, a encore émerveillé les spectateurs par son défilé annuel, attendu et par les couturières et par les jeunes mariées. D’année en année, la vision du défilé change, devient pertinente, libérale, accentue le traditionnel de la couture et libère le « stylisme ».
Le show a été imprégné cette année par un professionnalisme que ce soit dans le choix des créateurs et des stylistes, des mannequins, des artisans, de la main-d’œuvre, de la matière d’œuvre, des musiques, de la qualité des tissus, de la chorégraphie.. ...Tout l’ensemble relève d’une recherche professionnelle des grands du métier et d’une organisation du plus haut niveau.

Le Maroc, dans le domaine de la mode, a franchi un grand pas. Et ce, grâce tout d’abord aux organisateurs, à ses créateurs et créatrices avides de renouveau, d’innovation, capables d’assurer la « traditionnalité » de notre caftan marocain, de préserver notre richesse culturelle tout en le manipulant pour le rendre « transposable » à l’étranger, foyer d’autres civilisations, et ce, en vue d’un brassage culturel assuré. L’Occident nous a certes influencé, depuis des décennies et aujourd’hui, encore plus, via Internet. Mais malgré tout, notre caftan a été préservé, des tendances européennes. Et actuellement, à la dixième édition de cet événement, on remarque que c’est notre caftan qui est en passe d’influencer les grands de la haute couture étrangère. Notre tenue traditionnelle prend le large. On ne devrait plus s’extasier devant les défilés de mode d’outre mer, ce qui est offert chez nous est digne des plus hauts galas. Les créateurs confirmés et les jeunes talents ont permis une mise en valeur de notre caftan et en ont fait sortir des chefs d’œuvre. Ces virtuoses à l’œil artisanal ont donné à la touche marocaine un renouveau sublime.

Quinze créateurs dont dix couturiers confirmés et cinq jeunes talents ont présenté des modèles exquis à l’image du Maroc nouveau et ouvert. Chacun s’étant inspiré d’un thème. On a assisté à un étalage de couleurs unies ou imprimées, criardes ou douces à la vue. Des tissus en brocart, satin duchesse, taffetas, dentelle de calais..Les tenues étaient amples, pailletées, brodées de fils d’or, serties de pierres précieuses, pour la plus part purement marocaines, parfois dénudées montrant la silhouette de la forme.

Selon les modèles, les ceintures sont larges ou peu larges , totalement en or ou argentées ou d’un mélange de “màallam” et or au milieu. La couture s’est basée essentiellement sur la « sfifa » ancienne.

Cette année, le Bzioui, matière héritée de génération en génération a caractérisé les oeuvres du jeune et talentueux Kacem Sahl pour Dar Oum Al Ghaït, le lauréat des jeunes talents cette année. Il a su “marier ce tissu, essentiellement utilisé pour le djellaba homme, avec d’autres matières et diverses couleurs pour en faire un brassage parfait. La présence de Adriana Karembeu, mannequin, présentant les oeuvres des grands de la mode parisienne et de la cosmétique a également bercé l’atmosphère du défilé.

Ce gala montre que les efforts des tresseurs de fils, des couturières d’antan qui travaillaient à la « bougie » (et la plus part chez eux) par amour pour la broderie, pour le travail manuel ne sont pas perdus. Ils ont eu raison de préserver notre patrimoine et notre richesse culturelle. Ceci nous pousse à avoir un regard bienveillant sur ces artisans délaissés dont certains ont perdu la vue en maniant fils, aiguilles et tissus. Actuellement, ils ont gain de cause.

Les créateurs confirmés Nabil Dahani, Lahoucine Aït El Mahdi, Zahra Yaagoubi, Simohamed Lakhdar, Zineb Lyoubi Idrissi, Dahab Ben Aboud, Fadilah Berrada, Albert Oiknine, Noureddine Amir ou Ihssan Ghailane devraient être considérés comme les doyens de la haute couture marocaine. Ils ont déjà derrière eux des années de grand succès. Les stylistes jeunes talents Siham El Habti, Reda Boukhlef, Assia Raïss Lazrak, Nadia Lakhdar ou Kacem Sahl ont confirmé, grâce à ce défilé, leur potentiel en stylisme. Tous ces stylistes, qu’ils soient confirmés ou jeunes talents, ont présenté des modèles sublimes lors de ce rendez-vous incontournable de la haute couture marocaine.

L’étape finale, autrement dit le dernier show, a fait fuser les applaudissements des spectateurs. Sur fond blanc cassé, des tenues de couleurs claires (en tout cas comme elles apparaissent à la télévision), l’ambiance clamait un mariage collectif ou une fête grandiose. Les tissus, les coupes et les coutures à vous couper le souffle, étaient fastidieux. De toute façon, aux portes de l’été, temps des festivités et mariages, les couturières cherchent des modèles plus appropriés, offrant plus d’innovation et de recherche. L’événement Caftan 2006 constitue d’ores et déjà chaque année une véritable opportunité pour les femmes à la “page”, surtout après l’arrivée dans les kiosques du magazine « Femmes du Maroc, où les tenues seront étalées. L’imitation de nos jours est monnaie courante.

Le défilé Caftan 2006 sert de plus en plus de référence pour les jeunes mariées. Chacune choisit, selon ses goûts, le caftan traditionnel ou européen, modernisé, plus léger pouvant être porté lors de dîners à l’extérieur ou à l’intérieur.

Outre le côté culturel, Caftan 2006 est l’occasion ou jamais de récolter des fonds pour des causes caritatives. Depuis la première édition du caftan, « Femmes du Maroc » et ses sponsors œuvrent pour un avenir meilleur de la fille rurale, pour la scolarisation de la petite fille, son émancipation, la création de foyers pour jeunes filles et pour éradiquer l’exploitation des petites filles ainsi que l’emploi de petites bonnes.






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